lundi 9 septembre 2013

Réunion de rentrée

C'est la rentrée... une première réunion jeudi dernier nous a permis de commencer à présenter le club aux nouveaux intéressés, à désherber et à biner un peu, et la pluie du week-end devrait avoir ameubli le sol...

En attendant de le distribuer à la rentrée des clubs de mardi 10 (18h30 en amphi Mérieux, site Monod), voici un tract annonçant notre prochaine réunion, jeudi 12 septembre, 18h (au potager), où nous espérons rencontrer plein de nouveaux jardiniers !


jeudi 9 mai 2013

Elles sont belles, nos blettes, elles sont belles !

Ce matin, à moitié sous la pluie, nous avons opéré les presque dernières transplantations de notre ancien potager au nouveau... et nous nous retrouvons avec un beau carré de 32 pieds de blette ! (on va bientôt pouvoir ouvrir un marché à l'ENS, si ça continue).

Ces blettes sont des repousses issues des blettes plantées il y a je crois deux ans, que nous avions laissé grainer : nous récoltons donc ce qui s'est semé tout seul... nous en avons aussi profité pour replanter les choux, d'un âge canonique mais pourvus d'une belle floraison jaune qui égaie le jardin !

La pluie nous a interrompus dans nos travaux, mais nous nous retrouverons la semaine prochaine pour la suite : re-semer du cresson (un beau succès), planter des courges, semer des fleurs...

Un beau carré de blettes !
Je ne résiste pas au plaisir de mettre une photo de la suite de la floraison des iris, même si elle penche un peu... Il s'en prépare des bleus et des jaunes : cela promet une belle explosion de couleurs.




mercredi 8 mai 2013

Les radis par le menu

Le temps du jardin est un temps impératif : les plantes ne nous attendent pas pour pousser... c'est un peu ce qui arrive en ce moment aux radis "de dix-huit jours" plantés au tout début du mois d'avril, et qui arrivent au bout d'un bon mois à leurs limites de radis.

Les radis après quelques jours (à gauche, la fameuse rangée de cresson), le 10 avril

Première récolte le 24 avril
Le 4 mai
Évidemment le gros plan de la dernière photo fausse un peu l'estimation de la taille du radis en question, mais il est certain (sans trop galéjer) qu'il semble vouloir se faire aussi gros qu'un (petit) navet (n'exagérons pas trop quand même), à moins que quelqu'un ne le ramasse et ne freine cette irrésistible ascension...

Pendant ce temps, les grenouilles rigolent près de la mare (à moins qu'elles n'essaient de se faire aussi grosses que les moutons ?)

Ajout le 9 mai : ce matin nous avons ramassé les radis pour en planter des nouveaux à la place : voici un échantillon (la taille normale d'un radis correspond à peu près au troisième par ordre croissant)


mardi 7 mai 2013

Comment reconnaître une plante qu'on n'a jamais vue ? (2)

À la suite du billet précédent, on peut ajouter une seconde expérience dans la série "comment reconnaître..." : celle de l'artichaut. J'ai ramené d'Italie des graines d'artichauts en espérant avoir de beaux plants, et de beaux artichauts. Normalement on obtient une plante assez grande, qui doit ressembler à cela (et que nous pouvions observer in situ il y a quelques années, lorsque les jardiniers avaient encore leur carré de plantes aromatiques derrière le barbecue) :

Plant complet d artichaut
Image Frédéric Wagner (Wikimedia Commons)
Comme on n'est jamais sûr de rien, nous avons préparé six trous, et planté deux ou trois graines par trou. Autant vous dire que cela prend une place considérable, car nous les avons beaucoup espacés (en prévision des énormes plants qui allaient pousser).

Las ! Rien ne semblait sortir de terre que des "mauvaises" herbes (j'utilise ce terme faute de mieux, et aussi car "indésirables" me paraît encore plus détestable... si quelqu'un a une suggestion lexicale, qu'il n'hésite pas). Nous avons tout de même continué à les arroser (on ne sait jamais), en observant ce qui poussait dans l'espace que nous avions délimité par des cailloux. Heureusement, nous avons des jardiniers... Babeth nous a dit que la plante devait être plutôt bleue, ce qui n'était pas du tout le cas des herbes présentes, mais nous avons continué à observer avec cet indice précieux.

Nous avons attendu... et nous avons fini par voir émerger une plante inhabituelle et toute petite (cette fois pas question de la goûter : déjà, on ne mange pas les feuilles d'artichauts, et en plus, elle s'était donné tant de mal pour pousser que nous n'allions pas jouer le rôle des limaces). Il y a même deux petits plants qui ont poussé (au même endroit, sinon ce n'est pas drôle : cela nous donnera l'occasion de les transplanter et d'être inquiets pour savoir s'ils reprendront), et qui ressemblent à cela :


Nous aurons donc peut-être des artichauts (nous verrons bien quand...) et pourrons profiter de ce "plat du pauvre" un peu âcre mais si bon seul ou en vinaigrette (ou cuit, ou de mille autres manières)... plat du pauvre, car on en a plus à la fin qu'au début, comme on dit. Sauf avec les tout petits artichauts que l'on peut manger presque en entier...

Il ne reste plus qu'à attendre qu'ils poussent en comptant sur la bienveillance des limaces et des éléments.

lundi 6 mai 2013

Comment reconnaître une plante qu'on n'a jamais vu pousser ?

C'est la question épineuse qui s'est posée à nous lorsque nous avons planté du cresson, et que comme de juste la rangée était envahie de mauvaises herbes...

Le sachet ne précisait rien, mais il nous semblait qu'il fallait beaucoup d'eau ; nous l'avons planté quand même dans un endroit ensoleillé, à côté d'une rangée de radis...

Il faut préciser que nous avions aussi planté du persil à la fin de l'automne, persil qui a fermement décidé de ne pas pousser, ou qui a nourri diverses espèces d'oiseaux ou d'insectes.

Nous nous apprêtions donc à remplacer les rangées de persil et de cresson par d'autres plantes peut-être plus productives (je dis nous, mais ce n'était pas moi, car j'ai plutôt une tendance à laisser tout en place, même si ça ne pousse pas, car "on ne sait jamais"). Là-dessus je suis arrivée avec mes inquiétudes (je suis parfois un peu comme Idéfix avec les arbres), et c'est là qu'intervient la réponse à la question.

1) Il faut connaître "ses" mauvaises herbes, celles qui poussent habituellement dans son terrain. Je ne saurais pas nommer celles de notre potager, mais je sais au moins à quoi elles ressemblent, et là, il y avait une herbe qui n'était pas habituelle.

2) Il faut goûter. Et c'était bien du cresson. Je n'ai en revanche aucune idée de ce qu'on doit faire si on n'a jamais vu la plante, et si en plus on n'en connaît pas le goût : je suppose qu'il faut en référer à une personne compétente... Si ce n'est pas le goût qu'on attendait, il faut évidemment cracher tout de suite... (je déconseille évidemment de faire cela en pleine nature, quand on risque de tomber sur des plantes toxiques !)

Pour les curieux, voici à quoi ressemble le cresson (pas facile d'attraper une plante qui est verte sur un fond vert...)

Fin avril (après arrosage)
Début mai, il a déjà bien grandi

Et en détails !
Il fait maintenant une tige bien haute, et je suppose qu'il est aussi en train de commencer à monter en graines... au pire, nous aurons du cresson partout et nous ne nous en plaindrons pas ; au mieux, nous pourrons faire une (petite) soupe (avec une patate et de l'eau ; cela donne plus de goût si on commence par faire revenir le cresson dans du beurre). Mais c'est aussi tellement bon à croquer dans le jardin qu'il est presque dommage de le faire cuire.



dimanche 5 mai 2013

C'est le printemps !

J'avais commencé ce message il y a quelques semaines, mais après une interruption de pluie et de froid, le titre est finalement toujours valable dans sa surprise hebdomadaire (t-shirt ? polaire ? crème solaire ? écharpe ?)... espérons que le soleil qui brille ce matin nous accompagnera quelques temps !

Un si grand espace, c'est une affaire, et nous ne l'occupons pas encore complètement, malgré nos diverses plantations et transplantations... au milieu, ce sont donc les herbes folles - principalement de petites fleurs bleues : mouron ? myosotis ? Je suis bien ignorante de ces plantes-là...

Mais autour les fraisiers, bien au large, font de belles fleurs ; les épinards dans lesquels Mickaël avait mis un peu d'ordre le mois dernier commencent à monter en graines ; les tomates ont surmonté le froid qui avait suivi le premier adoucissement du mois d'avril, et ont l'air d'être bien parties...

Comme il y a beaucoup à dire, il y aura plusieurs billets à la suite pour remettre les plants dans leur ordre chronologique... commençons par une vue générale de l'état actuel (photo prise le 4 mai).


 On y voit les iris qui commencent à fleurir et un triangle qui sera, si les fourmis nous le permettent (nous hébergeons plusieurs fourmilières dans notre potager, ou plutôt, notre potager est situé à un emplacement visiblement aimé des fourmis), empli d’œillets de poète. Peut-être en retrouverons-nous aussi ailleurs grâce aux fourmis ?

On y voit des bâches dans le fond, qui ne sont pas des plus esthétiques, mais dont nous espérons qu'elles freineront un peu la croissance des "mauvaises" herbes - enfin, de celles que nous n'avons pas plantées - en attendant que nous ayons occupé tout l'espace (des courges sont prévues...).

La consoude nous offre encore cette année ses belles clochettes... (malgré la photo qui est trompeuse, ce sont de toutes petites fleurs d'environ deux centimètres de longueur)


 ... et le muguet aussi, qui fait un peu grise mine à cause de la transplantation, mais qui reprendra à n'en pas douter (derrière on peut voir les primevères et un coucou)


La consoude attire aussi les insectes, mais je n'ai pas réussi à "attraper" (avec mon appareil photo, s'entend) les abeilles qui s'affairaient autour...  

mardi 23 octobre 2012

Savez-vous transplanter...

Aujourd'hui, troisième séance des "gros travaux", nous avons passé une bonne partie de la matinée... à enlever des cailloux (quand je disais qu'il y avait de quoi faire de la soupe).

Mais le plus intéressant et instructif a été l'initiation à la transplantation des arbustes.  Nous avions dans notre ancien potager un romarin, deux lavandes (une lavande classique et une lavande anglaise), un pied de thym qui, à l'ombre du romarin, ne s'était jamais vraiment développé, et de la ciboulette qui, en revanche, appréciait l'ombre du romarin. Nous avons choisi de les mettre à l'endroit le plus ensoleillé du nouveau jardin, qui est aussi un endroit assez sec car légèrement plus haut que la partie proche des arbres. Ainsi ces plantes de soleil pourront capter les premiers rayons du matin... 

Pour transplanter, il faut d'abord "rabattre" la plante, afin qu'elle ne s'épuise pas à maintenir en vie une grande quantité de branches. On coupe donc assez ras, en laissant les jeunes pousses qui pourront prendre de cette taille une nouvelle vigueur. Ensuite, on l'extrait du sol avec une motte assez large pour ne pas abîmer ses racines. Ça a l'air facile quand les jardiniers le font, mais en réalité c'est tout à fait sportif !

Une fois que l'on a sorti la motte, on creuse un trou en rapport avec sa taille, assez profond. Pour des plantes comme la lavande, qui aiment être au sec, on met des cailloux au fond pour le drainage. Michel nous a aussi donné de la bonne terre (venant des tomates des jardiniers) pour la mettre au fond du trou. 

Il faut ensuite procéder à l'"habillage": il ne s'agit pas d'essais vestimentaires, mais il faut couper les parties des racines qui auraient été abîmées lors de l'étape précédente. Cette coupe permet de redonner vigueur aussi aux racines en les coupant net (remarquez sur la photo la poche-sécateur : les jardiniers sont un peu des cow-boys...)

Après l'habillage on met la plante dans la fosse qui l'attendait, et tout en mettant de la terre pour combler le trou, on procède au "bornage". Pour des arbres, on le fait avec les pieds, mais la lavande est fragile, alors Mimi utilise ici le manche d'un outil. Pour le thym, qui est nettement plus petit, nous utiliserons simplement les mains. Cette opération permet de bien maintenir dans le sol la plante, et d'éviter qu'elle ne bouge lorsqu'on l'arrosera.
Après avoir bien borné, on remet encore de la terre, et on forme autour de l'arbuste transplanté une "cuvette" : ici une démonstration par Babette. La cuvette sert à retenir l'eau autour de la plante pour qu'elle survive à sa transplantation dans les meilleures conditions possibles...
... car comme dit l'adage :  Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, arrose tout ce que tu plantes. C'est chose faite, ici avec la deuxième lavande. Et on voit que la cuvette remplit bien son rôle...
(photo Michel S.)
Voici le résultat à la fin de la matinée : deux lavandes en bout de jardin, le thym à gauche de la photo, les deux ciboulettes (chinoise et classique) à droite, autour de la fosse qui accueillera le romarin — sans doute lors de la prochaine réunion pendant les vacances universitaires. Le thym pourra, nous l'espérons, croître désormais avec plus d'assurance, libéré de l'ombre du romarin. La suite de cette partie qui fait face aux chambres des résidents pourra aussi accueillir de la sauge ou d'autres aromates — le jardin qui commence à se dessiner est assez "thématique".
Nous avons aussi planté un fraisier qui était trop près d'une des lavandes ; il est un peu plus loin, car les fraisiers ont besoin d'eau (sur la continuation du bord gauche de la photo) alors que les lavandes et le thym, non.

Michel nous a fait des boutures avec une partie du romarin rabattu, de la lavande, et de la sauge. Ce n'est pas la saison (sauf pour la lavande, pour laquelle le livre L'Art du bouturage qu'avait apporté Michel ne donne pas de période), car c'est plutôt au début de l'été que cela se pratique normalement, mais sait-on jamais. S'ils obtiennent enfin un raccordement électrique pour la serre, peut-être que les boutures prendront !
Trucs et astuces pour les boutures : il faut débarrasser la partie inférieure du rameau choisi des feuilles qui en partent, enlever les grosses feuilles qui risquent d'affaiblir la plante, la tremper dans des hormones, et ensuite enfoncer le tout dans la terre, quand même assez profond. Les opérations sont à faire au dernier moment pour ne pas fatiguer la plante. Et bien sûr, arroser ! 

Nota bene  : le dicton concernant l'arrosage marche pour tout, sauf pour les cactus : je l'ai appris à mes dépens en arrosant un cactus juste après l'avoir changé de pot : il a pourri par l'intérieur. Il faut laisser sécher les racines des cactus pendant au moins une semaine, si ce n'est quinze jours, avant de lui donner de l'eau (toujours par grosses quantités, mais très peu souvent). 

Après cet excursus domestique, il ne nous reste plus qu'à espérer que nos plantes auront le temps de s'habituer à leur nouveau terrain avant la vague de froid prévue pour la fin de la semaine...
Julie D.